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Voyage en Italie

Pont du Rialto sur le Grand Canal

République de Saint-Marin

 

San Marino est un tout petit état, perdu au cœur de l'Italie. Cette république indépendante, maintes fois envahie et maintes fois libérée, a la particularité d'être un symbole de liberté. La ville de Saint-Marin, perchée comme un nid d'aigle, tout en haut du mont Titano est accessible grâce à un téléphérique ou bien en auto, mais gare aux épingles à cheveux !

Autant dire qu'il a fallu en monter des escaliers ! Et repartir sous un déluge avec les mêmes épingles à cheveux en descente... Ah la la ! Un premier jour mémorable.

Les îles de Venise

 

Départ  6h00 : quatre heures de route pour atteindre Venise avec les nids de poules, les limitations de vitesse aberrantes, les radars tous les 400 m par moments, les dépassements intempestifs et la priorité au plus pressé. Ouf ! dur apprentissage de la conduite en Italie. Heureusement que mon copilote a fait son boulot (merci à toi copilote).  Après le pont volant, dix étages de parking à gravir en colimaçon et voilà, on y est.

Vingt euros par personne le passe-vaporetto pour la journée, quand même. Alors allons-y pour la totale : d'abord Murano (que des magasins de verre, je suis un peu déçue) et ensuite, quelques îles plus loin, Burano. Là, toujours des magasins (de dentelle pas toujours locale), un peu moins de monde et de très jolies maisons de toutes les couleurs. C'est aussi chaleureux qu'en photo et même plus puisque nous y sommes vraiment. Il fait beau et chaud. La proximité de l'eau est bienfaisante.

 

Venizia : La piazza San Marco

 

En débarquant du vaporetto, quand j'ai vu cette foule aux approches de la Place Saint Marc, j'ai failli reculer. Qu'est-ce que ça doit être en été ? et pendant le carnaval, encore pire... mama mia ! Et puis finalement non, on pouvait circuler et la place, immense, était loin d'être emplie de monde. Des pigeons, bien sûr ! Une japonaise, confiante, me tend son appareil photo pour que je l'immortalise : deux prises, c'est mieux. Tout le monde est euphorique en cet endroit de la planète, il y a véritablement une ambiance sur cette place : un truc de bonheur partagé, on n'a plus envie d'en partir ! Un peu comme sur le Dam, en plus puissant.

Au retour, sur le grand canal, un escalier tournant coincé entre deux petits palais m'évoque une nouvelle d'un auteur vénitien, Renato Pestriniero : « Nodosités ». Deux mondes parallèles se rencontrent et font des nœuds, sur l'escalier précisément. Le narrateur passe d'un monde à l'autre sans savoir ce qui l'attend... Venise au-delà du miroir... Venise et ses mystères que je découvrirai une prochaine fois sans doute, car là, je les ai à peine effleurés. Oui, même si mes photos ressemblent aux cartes postales... rien n'est comme je l'avais imaginé. Il y a tellement de dimensions supplémentaires : tout est vraiment... magique !

Ravenne : capitale de la mosaïque

 

Aujourd'hui, les visites se font en intérieur. Il y a tellement de choses somptueuses à voir dans cette ville que maintenant, je m'y perds parmi mes photos. Voyez donc : sept basiliques, cinq musées, trois mausolées, une crypte, deux baptistères, un palais... et tout ça recouvert de fines mosaïques à la feuille d'or qui me rappellent parfois celles que j'ai vues au Musée du Bardo en Tunisie (forcément, elles sont romaines aussi !).

Les photos ci-dessous proviennent essentiellement de la basilique de Saint Vital qui m'a grandement impressionnée de par son architecture byzantine où les colonnes, les voûtes, les fenêtres et les mosaïques s'allient dans un ensemble d'une beauté à couper le souffle.

J'ai aussi aimé le mausolée de Galla Placidia et ses fines mosaïques blanc, bleu et or (couleurs du divin) rehaussées d'une pointe de rouge, les sarcophages magnifiquement sculptés ici ou là et toutes sortes d’œuvres d'art dont je ne peux faire le compte ici.

Ravenne est également la ville de Dante Alighieri qui a sa rue, son théâtre, son musée (dans un splendide cloître franciscain aux lignes épurées) et son tombeau que j'ai trouvé relativement modeste en regard des splendeurs alentour.

 

Une conclusion s'impose : je ne connaissais pas l'Italie, mais le peu (et beaucoup à la fois) que j'en ai vu et ressenti pendant ce court voyage m'a donné une furieuse envie d'y retourner bientôt. La langue est tellement chantante que je veux absolument en apprendre un peu plus puisque j'ai la chance d'avoir des interlocuteurs bilingues "sous la main" si je puis dire, les italiens sont gentils et accueillants, la cuisine savoureuse et les œuvres d'art sont partout. Allora, a presto l'Italia!

Ce portail fait le lien entre le palais des Doges et la basilique Saint Marc

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