Georges R.R. Martin- Le chevalier errant suivi de l'épée lige

4e de couverture :

 

Qu'il joute ou qu'il guerroie, le chevalier errant n'a d'autres attaches que celles de son cœur, d'autre code que celui de l'honneur.Il loue ses services aux nobles causes et prend la défense des opprimés. Une ligne de conduite qu'a toujours suivie Ser Arlan de Pennytree, et qu'il s'est efforcé d'inculquer à son écuyer, Dunk. Mais la rencontre de ce dernier avec un garçon étrange, qui se fait appeler L'Oeuf, changera à jamais son destin. Un an plus tard, Dunk et L'Oeuf, désormais son écuyer, s'engagent au service de Ser Eustace Osgris, un petit seigneur acculé à la défaite par la Veuve Rouge.Leur mission, déjà ardue, va se compliquer du fait des relations qu'entretiennent les deux forces en présence !.

Ce que j'en dis :

 

Les deux nouvelles qui composent ce livre ont Westeros pour cadre et se déroulent plusieurs siècles avant la saga Le trône de fer, reconnu comme un chef-d’œuvre de fantasy tout autant que Le seigneur des anneaux de Tolkien.

 

Malgré toute ma bonne volonté, j'ai calé sur la lecture du Trône de fer à cause de la traduction de Jean Sola que je trouvais de plus en plus indigeste : certains passages, même relus plusieurs fois me restaient incompréhensibles. Jean Sola a été beaucoup controversé parce qu'il ne respectait pas la simplicité du style de R.R. Martin. Les derniers volumes ont d'ailleurs été traduits par Patrick Marcel.

Par la suite, je me suis tournée vers la série qui m'a laissée frustrée à bien des niveaux et d'autant plus que les dernières saisons n'ont pas encore été tournées. J'ai donc décidé de recommencer la lecture de la saga depuis le début puisque les livres sont écrits jusqu'à la fin, eux. Et puis, il y a toujours des différences et plus de subtilité dans l'écriture par rapport au scénario destiné à l'image. Une remarque en passant : comment l'auteur a t'il pu maîtriser un nombre aussi impressionnant de personnages ? Cela fait partie de son génie sans aucun doute.

 

Pour en venir à ces deux nouvelles que j'ai lues en apéritif, pour me mettre dans l'ambiance de Westeros, j'ai été plus que surprise de leur qualité : on s'attache vraiment aux personnages. Dunk, le chevalier nomade au physique de colosse qui contraste avec une attitude d'étourdi, de looser, de Don Quichotte est tellement jeune, inexpérimenté, émouvant ! Rien ne se passe jamais comme il le souhaite. L'Oeuf, surnommé ainsi à cause de son crâne qu'il rase pour ne pas montrer la couleur de ses cheveux (pourquoi ? Ah, ah ! il y a une bonne raison à cela) affiche une sagesse de "mestre" malgré ses douze ans. Heureusement qu'il est là pour conseiller son aîné. L'enfant n'est pas celui qu'on croit. Et avec ça, des retournements de situation cocasses, beaucoup d'humour et de drôlerie. Ce couple est détonnant. Je me suis surprise plus d'une fois à éclater de rire. Et puis la traduction de Jean Sola m'a moins dérangée cette fois. Peut-être a t-il voulu, en cours de route, se rapprocher du style plus sobre de son auteur.

 

Beaucoup de plaisir en perspective donc. La réputation de R.R. Martin n'est pas usurpée, même sur des textes plus modestes.

 

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