La gravure à l'eau forte nécessite un matériel particulier qui peut être encombrant : presse à cylindres, table de gravure, table d'encrage, bain d'acide, bain de rinçage, bain d'eau pure pour le papier, paquet de feuilles de séchage partiel du papier avant impression. Encres d'imprimerie, pointes sèches, rouleaux d'encrage, vernis bitumeux, pinceaux, tarlatane, chiffons de coton ou de lin, feuilles de papier de soie... Il faut de la place (et un tablier car c'est salissant) et on doit donc travailler la plupart du temps dans un atelier partagé.
L'impression de cette licorne a été faite au Sîlot de Périgueux, anciens hangards américains réaménagés pour servir aux associations locales. Cera asso (graveurs et graveuses d'estampes) y loue un grand espace où l'on peut travailler à l'aise par groupes de 4 personnes. Ce samedi, j'y œuvrais seule avec Gérard, mon professeur, qui réalisait sa propre gravure en aquatinte. Nous avons agréablement échangé au cours des 4 heures qu'a duré la séance.
J'ai ensuite retouché la lune à l'aquarelle, car le jaune que j'avais choisi n'a pas imprimé comme je l'aurais souhaité. Chaque impression d'estampe est en effet une œuvre unique. J'en prends note pour mes futures impressions.
Contrairement à la licorne qui a nécessité 4 bains pour la réalisation de l'aquatinte (5 valeurs), le petit renard n'en a reçu que deux car je ne voulais pas le surcharger. Je crois avoir bien fait !
Gérard m'a suggéré de le compléter tout autour par une frise médiévale que je pourrais graver sur du rhénalon. Je verrai cela une fois prochaine.
À suivre donc...





