Quelques gravures sur bois

Réalisée sur du pin doré tout-à-fait ordinaire et rehaussée à la peinture à l'huile blanche.

La difficulté réside dans le geste d'adapter la pression à l'alternance des zones de bois dures et tendres.

Sur du pin toujours, mais de bien meilleure qualité. Les veines sont plus serrées et plus denses. La pointe rougie ne s'enfonce pas en brûlant tout. De ce fait, le rendu est beaucoup plus fin.

Sur du hêtre et rehaussée ensuite à la peinture à l'huile. La photo n'est pas très nette, dommage ! car l'effet est très beau.

Sur de l'orme, un bois devenu rare, j'ai utilisé les nœuds existants pour les intégrer à la structure de l'arbre. On peut voir le visage de l'arbre légèrement plus haut et à droite du visage de la fée.

 

Pour réaliser cette gravure, je me suis inspirée d'une illustration d'Olivier Ledroit que j'ai extrapolée vers le haut et vers le bas.

Elle figure en couverture d'un livre de Jean Marc Ligny que j'ai beaucoup aimé (Denoël, Présence du futur). Ce livre s'appelle La mort peut danser et il rend hommage à un groupe de Rock des années 80-90 nommé Dead can dance qui développait une atmosphère incantatoire, sombre et magique. J'ai également beaucoup aimé ce groupe à l'époque. Ce livre de JM Ligny met le groupe en scène et développe une intrigue autour de l'ambiance musicale qu'il dégage.

À mon tour, avec cette gravure, je rends hommage à l'illustrateur, au groupe et à l'auteur.

 

Comme quoi, les artistes n'en finiront jamais de s'inspirer les uns les autres... 

 

Ce travail sur du hêtre est rehaussé à la peinture à l'huile bleu profond.

Cette "Singularité !" a été réalisée pour mon frère qui m'a montré la voie de la science-fiction et de la fantasy dans la lecture.

J'ai ici travaillé certaines symétries entre plein et vide mais aussi diverses façons de ressentir ce qu'est l'espace et ses mystères. 

Ceci est un projet (dessin sur papier kraft et peinture numérique).

Dans un registre animal et végétal, des dessins graphiques pour chambres d'enfants à réaliser sur différentes essences de bois. Je verrais bien du noyer pour celui-là.

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Houria : l'ange de la liberté

Chez moi, il y a trop de tableaux pour les murs et certains attendent, retournés, dans mon atelier. Celui-ci en fait partie. Je l'avais presque oublié. C'est le portrait d'une vraie personne : Houria, qui a un temps partagé ma vie. Peu de temps. Un autre tableau la représente également sur la fresque en contrepoint : Houria parle à la lune. C'était une fille mystérieuse et pleine de sensibilité, extrêmement gracieuse et touchante. Elle cachait aussi des souffrances et des tourments anciens qui la rongeaient. L'attitude qu'elle prend sur ce tableau la représente parfaitement et je crois que je l'ai bien captée. Qu'es-tu devenue  belle Houria ?

Pour ce tableau, le temps d'une série de photos, Houria a posé devant une statue que le sculpteur clermontois, Jean Camus, a placée en 1905 dans le jardin Lecoq (ou jardin des Plantes) à Clermont-Ferrand. Cette œuvre émouvante, "Byblis pleure" tandis que deux faunes l'épient, semble avec le recul, parfaite pour Houria qui se métamorphose ici en la jeune nymphe Byblis.

Byblis et Caunus sont jumeaux, tous deux nés de Cyanée, la fille de Méandre. Très tôt Byblis éprouve pour son frère un sentiment qui lui semble d'abord légitime, mais qui la dépasse ensuite. Leur mère comprenant le drame qui se joue se résout finalement à les séparer. Byblis part alors à la recherche de Caunus, mais elle comprend très vite qu'elle ne le reverra plus. Alors Byblis pleure, elle qui n'avait jamais pleuré.

Et c'est ainsi que la jeune fille se pétrifie et se change en fontaine.

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Quelques peintures à l'huile

 

À la fin des années 80, je me suis mise à la peinture. Les idées ne manquaient pas mais la technique laissait fort à désirer. Il m'a donc fallu quelques années pour surmonter ce handicap, à force de persistance, de ténacité.
Beaucoup de mes tableaux ne sont plus en ma possession, mais il me reste quelques photos.

 

 

J'ai baptisé celui-ci Ma targuia et je l'ai peint pour ma mère. Il est construit de la même façon que L'homme des sables, son homologue masculin, dont le visage est complètement masqué.

 

Ce tableau a été réalisé à la suite d'un défi : revisiter cette affiche célèbre de Mucha à ma façon, me l'approprier. Finalement, j'ai modifié pas mal de détails, jusqu'au visage que j'ai légèrement allongé,  tout en gardant l'esprit.

Une fois finie, cette peinture a fait l'objet d'un troc et j'y ai gagné la très belle méridienne qui trône au milieu de ma pièce de vie. Si je ne suis pas vigilante, ma chienne Lilou me l'emprunte avec jubilation car elle est à sa taille.

Une dragonne observe avec attention ce petit esquif qui lui semble un jouet. On pourrait penser qu'elle va le gober... mais non, pas du tout ! C'est une gentille dragonne que j'ai peint pour les 18 ans de mon filleul Lucas qui lisait et lit toujours beaucoup de fantasy.

Mon chamane est toujours en bonne place dans ma pièce de vie. Aidé de mes deux chats, il protège ma maison des ondes négatives. Il n'est pas à vendre et ne le sera probablement jamais. C'est un de mes tableaux favoris.

Mon cousin , qui vit une expérience de vie alternative sur le mode nomade, l'a repris sur sa page "Bienvenue en Chamanie" ainsi qu'un autre tableau nommé Magie blanche.

Cette peinture a été réalisée pour illustrer un conte d'Henri Pourrat lors d'une exposition. Par la suite, elle a été publiée en noir & blanc dans la revue Gandahar n°1 pour rehausser ma nouvelle fantastique "Étoile et le Dragon Rouge". C'est également un tableau que j'aime beaucoup. Il ne me fait pas peur du tout.

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